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Métamorphoses du vide

mise en ligne : vendredi 3 novembre 2017

1er novembre 2017

C’est avec les larmes aux yeux que j’écoute les dernières secondes de l’émission Par les temps qui courent avec Marie Cosnay, venue parler de sa traduction d’Ovide, Les Métamorphoses [1], quand Romain de Becdelièvre lui demande, à elle qui est engagée pour la cause des migrants, "Marie Cosnay, par les temps qui courent, quelle métamorphose pour l’Europe ?" et Marie Cosnay, précipitamment, dans l’urgence, car, oui, elle a raison, le temps est compté, chaque seconde compte, en méditerranée, partout, répond très vite :
"l’ouverture des frontières".

*

C’était pendant la Nuit Blanche, cette incroyable conférence performée pendant sept heures dans la salle du Conseil de l’Hôtel de ville, Le Procès de la Fiction. Et à un moment donné, Quentin Deluermoz montre l’idée selon laquelle l’étude historique d’une époque passe par les fictions que les populations croient, en particulier sur l’avenir, des fictions qui les font vivre, agir peut-être. Il donne en exemple la société de 1848, qui savait les jours radieux à venir, et se devait donc de décider à cette aune des actions à mener, qu’elles soient suffisamment nobles aux yeux de ce futur tenu pour assuré, pour, comme en réalité, y parvenir réellement.

Quelles sont les fictions de lendemain que nous tenons pour vraies aujourd’hui ? Sauver les meubles ou prendre ce qui reste à prendre avant le naufrage ? Je me demande ce qu’une grande enquête donnerait sur la façon dont notre société, nos sociétés — comment les délimiter — se voient dans 80 à 100 ans...

Ce passage :

*

Et en générique de fin, évidemment, Chapelier fou, Les métamorphoses du vide :

[1] Lire aussi cet article de Claire Paulian.

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