…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Sannom

mise en ligne : lundi 1er janvier 2018

Province du Pnou

100 000 habitants (Sannomis)

8 km²

Ville à voir *

GÉNÉRALITÉS

C’est à Sannom que vous trouverez le fameux Grand Magasin. Il emploie en caissiers, vendeurs, démonstrateurs, rayonneurs, magasiniers, manutentionnaires, emballeurs, gardes, promotioneurs, parleurs, diseurs, hurleurs, revendeurs, repreneurs, retoucheurs, assembleurs, monteurs, démonteurs, polisseurs, porteurs, transporteurs, installeurs, décorateurs, la quasi-totalité des habitants de la ville, les autres étant commerçants, artisans, restaurateurs, épiciers, maraîchers, chauffeurs, plombiers, ou pompiers. Deux médecins, dont l’un est aussi dentiste, se livrent une concurrence sans merci. On raconte qu’il y a trois siècles on trouvait des écoles, dont l’une serait l’actuel marché aux lotions capillaires. Un immense parking de près d’un million de places enserre Sannom. Quand les provinces voisines ont leurs fêtes, leurs vacances, c’est une foule dense qui arrive, pressée, implacable, prête à tout pour acheter la dernière veste de chez Sonkal, le dernier chapeau des Siffleurs Entêtés, pour avoir les meilleurs prix, pour avoir ce que l’autre n’aura pas. En fait, il y a toujours du monde, ne serait-ce que pour les anniversaires quotidiens, les petits plaisirs, l’achat compulsif ; c’est surtout l’envie d’acheter qui suffit à remplir les rues et les magasins de la cité, malgré des prix souvent excessifs.

Le Grand Magasin

A la rencontre des avenues Soukal, Marjie, Lapidor, aux Fleurs, U, Piquie, Romarinier, des Éléphants, R, Laremise, de Coalma, d’Oo, de Sinra et Artebuse. Tous les bus vous y emmèneront, tous les pas y convergeront d’autant plus facilement que c’est l’endroit le moins élevé de la ville, y aller est aisé, tout y dévale, on y court et on y arrive en roulant. Lors des weekends de pointe, on a déjà vu le magasin si plein que des gens, poussés, compressés, depuis tous les étages littéralement débordaient, tombaient par les fenêtres les mains et les poches et les cabas pleins d’articles impayés.

Les marchés **

Se trouvent partout, dans chaque cour intérieure, dans chaque rue, dans chaque impasse, rue des chapeliers, rue des lacets solides, avenue des chausseurs, marché des verres incassables, marché des récipients qui ferment, marché des boîtes qui s’ouvrent facilement, marché des herbes médicinales, marché des maladies de peau, des grippes, des allergies, marché des stylos qui marchent à l’eau, marché du papier qui ne jaunit pas, boutiques aux milles crayons de couleurs, boutique des tueurs à gages, boutique des hypnotiseurs, boutique des pages arrachées trouvées, boutiques des idées, boutiques des noms sur le bout de la langue, boutique des noms de boutiques, halles aux trois-cent douze instruments de musique. Pour certains articles, les prix se justifieront par la rareté et l’exclusivité.

Mirna ***

A 4 km sud, car n°16 direction Coalma, est un point de rencontre des revendeurs, fournisseurs, où chaque jour a lieu un marché. C’est le même genre de petite ville-étape, ville-troc, que Aura (6 km, sud-est, car n°16 direction Coalma), Tifra (6 km, nord, car n°16 direction Sinra), ou d’autres bourgades alentours, mais Mirna offre de meilleurs lits, une cuisine épicée et, place Resqil, une fontaine sculptée en ronde-bosse par Borgia (1729) représentant un sculpteur à l’œuvre, sous une pluie battante, lâchant son maillet.

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