…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Lucarne

mise en ligne : samedi 3 avril 2010

C’est la lucarne. Saillie sur pente.

D’abord, c’est l’incliné de la toiture brisé dans son plan, par verticale, pour donner, par le verre des vitres, un accès à la lumière sur le plancher des combles.

Ou lucarne à même le granit, pour la grotte d’ombre, l’éclairer.

Parfois contre la lucarne, appuyée, une poulie ; pour hisser quoi ?

Parfois ronde. Lucarne œil, et c’est là bien l’intérieur qui t’observe, toi dehors qui regarde la lucarne.

Fermée, ouverte.

Lumière et parfums du jardin y passent et t’éveillent.

Mais de cette lucarne, alors, dis-moi ce qui sortira ?

Ton regard ?

Debout sur la pointe des pieds, tu t’es hissé, menton posé contre le montant : dehors était donc là.

Ton visage lucarne.

Ta voix, disons que tu chantes là sur le plancher grinçant et que la lucarne est ouverte sur le parfum de chèvrefeuille, parfum qui se hisse au-dessus du hissé de sa fleur qui s’éploie hors sa plante étranglant le treillis de bois ; ton chant se hisse hors du bois, hors de tes os, hors de ta voix et descend le long du treillis de bois, faire trembler les fleurs du chèvrefeuille, modifier leur parfum.

Lucarne, derrière toi, bleu, l’horizon, et ses émerveillement de nuages.

Merci, CNRTL et @fbon et @amaisetti et la #nuit.

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