…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Sortie de la rentrée

mise en ligne : dimanche 29 août 2010

Comment situer certaines écritures actuelles parce que publiées maintenant, dans le phénomène médiatique de rentrée littéraire ? Les livres imprimés cet été et en rayons maintenant, les blogs en ligne maintenant, comme pendant l’été, comme avant l’été, et quelques nouveaux aussi peut-être.

La "rentrée littéraire" semble ne concerner que les livres papiers neufs vendus en librairie.

Il existe d’anciens livres, je veux dire qui ont plus de deux mois, plus de deux ans, plus de vingt ans, plus de deux cent ans, qu’un évènement littéraire pourrait placer pour quelques jours ou semaines en haut de la pile. Façon programme pour l’année du bac.

Et les nouveautés éditées numériques ici, , ailleurs… Ce qui se passe.

Internet comme fosse à bitume, mais la production éditoriale s’y place bien aussi finalement, à recouvrir de nouveautés ce qui hier…

Et se moquer de ces questions.

Et ne pas sortir d’une librairie sans un livre de poésie.

Et continuer à parcourir la piste aux e-toiles, se souvenir de René Char, comme Arnaud Maisetti, se souvenir, lire ou relire Fureur et mystère et ce vers de Liberté, "Son verbe ne fut un aveugle bélier mais la toile où s’inscrivit mon souffle" ; particulièrement en ce moment.

Liberté.

Elle et venue par cette ligne blanche pouvant tout aussi bien signifier l’issue de l’aube que le bougeoir du crépuscule.

Elle passa les grèves machinales, elle passa les cimes éventrées.

Prenaient fin la renonciation à visage de lâche, la sainteté du mensonge, l’alcool du bourreau.

Son verbe ne fut un aveugle bélier mais la toile où s’inscrivit mon souffle.

D’un pas à ne se mal guider que derrière l’absence, elle est venue, cygne sur la blessure, par cette ligne blanche.

Pour ma part, je lis un de ces "romans de la rentrée", CosmoZ, de Claro (un entretien). Ensuite, j’aurai le choix entre divers autres acquisitions récentes de livres moins récents mais qui sont ma rentrée (si je les lis effectivement...) : Volodine, Koltès, Guyotat, Foucard, Bessette... Écrire sur certains, ou sur Rosie Carpe, de Marie Ndiaye, lu cet été...

Mots-clés

MouLiN   liberté  
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