…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Lieu

mise en ligne : lundi 4 octobre 2010

26 septembre 2010

Trouver un lieu où écrire, quand on ne peut s’y mettre à sa table de travail (dont la "description" fit l’objet d’un texte, au making-of publié, pour lequel j’ai abandonné l’idée de publication ; et puis j’ai changé de table de travail), relève du chemin de croix, il faut beaucoup de ferveur, de foi, pour espérer trouver un endroit qui recoupe :

- Une table suffisamment grande pour accueillir l’ordinateur et le café (exemple : pas une table ronde de bistrot).
- Une connexion wifi (la 3G, ça gratte).
- Une luminosité qui ne soit pas ennemie de l’écran (la rétine risque de brûler).
- Une ambiance sonore relativement calme. Un brouhaha régulier peut aller (éviter les bavards qui parlent pour se faire entendre de ceux à qui ils ne parlent pas, mais ils arrivent parfois après que je sois installé).
- Une ambiance musicale compatible, et c’est le plus difficile : trouver un bar qui passe sa propre musique sur des enceintes produisant un son audible, de qualité, si possible dans un style qui me plaise.

Le dernier point est crucial pour moi. Trop de bars diffusent la radio, les "principales" : RTL2, RFM, MFM, Chérie FM, NRJ, Skyrock... Sur des appareils de mauvaises qualités avec parfois même une réception grésillante. Je me demande toujours pourquoi passer ces radios qui diffusent en boucle depuis trente ans les mêmes titres, les mêmes artistes, et pas les meilleurs : toujours une soupe facile à digérer. Pour ces radios, la création (sic) musicale est entre les mains d’une vingtaine de noms, c’est déprimant.

Rares sont les endroits qui diffusent leurs CDs ou qui sont branchés sur Deezer ou Spotify. Mais dans ces endroits là, la musique qu’ils passent est rarement pénible, souvent agréable, comme si le fait de choisir sa musique pour son bar était un choix issu d’une longue lignée de choix, n’ayant conservé que ce qu’il y avait de moins lassant, de plus riche, musicalement.

Je sais que la SACEM n’est pas pour rien dans ce choix de la radio par rapport à des CDs, celui de la facilité et du moindre coût. Je ne connais pas les points juridiques qui font qu’il coûte moins cher de passer la radio en dehors du coût d’achat des CDs. Ce coût montre peut-être aussi ce que vaut la musique pour celui qui la diffuse, s’il veut investir dans une ambiance sonore, ou pas, et ce dans la mesure où je considère qu’un bar peut avoir les moyens d’un petit budget CD, mettons deux par mois, c’est quoi ? On a très vite une belle CDthèque.

Ce raisonnement tient-il si l’on considère que si l’on veut passer la radio, il n’est pas nécessaire de se ramollir la tête des mêmes conditionnement quand il existe TSF Jazz, Fip, Radio Nova ? Oui FM est pour moi sur le même mode que NRJ : repasser, repasser, repasser ; ça a beau être Nirvana, Oasis, il serait temps de passer à autre chose, y compris d’autres titres que les singles !, le temps de passage des nouveautés a diminué sur Oui aussi.

Allez savoir pourquoi les pubs Irlandais répondent à tous mes critères.

Mots-clés

écrire   musique  
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