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Renversement

mise en ligne : lundi 4 octobre 2010

2 octobre 2010

Lecture de CosmoZ terminée, voici quelques jours. J'ai hésité à écrire dessus sur ce blog, car après tout j'ai vu passé tellement de blogs qui en parlaient, référencés ici, (et que je n'ai pas lus, ou pas en entier, pour ne pas parasiter ma lecture) qu'il m'a semblé que le livre était suffisamment défendu (on voit ici ma paresse à l'action) et surtout je me suis demandé (à vrai dire je me le demande encore) comment en parler ? Mais voilà Bibliosurf qui affiche une page de tags, les auteurs sur lesquels on a le plus écrit, sur le web. Et ma surprise de voir le minuscule Claro perdu au milieu de noms que je ne connais pas, à peine une Notecq et un Houellebhomb, certes bien épais mais sans plus, surtout beaucoup d'autres, pas les mêmes que dans la presse, pas les mêmes qu'à la télé, de nouvelles têtes de gondole en quelques sortes. Très bien. Je sais que je peux aller voir là (dès que j'aurai lu ce qui attend). Mais voir Claro si petit, alors que son roman est si grand, m'a convaincu d'écrire dessus, pourquoi pas.

Et depuis je réfléchis, de loin en loin, à comment aborder l’écriture d’une lecture de ce roman. Alors j’extrais, en prenant parmi les nombreuses pages que j’ai cornées pendant ma lecture. Il me faudra parler de ce regard sur le siècle qui passe par plusieurs entrouvertures toutes plus défoncées les unes que les autres : les poules, les barbelés, la radioactivité, les montres, les freaks, la (les) tornade(s), l’eugénisme, des médecins… La structure narrative s’appuie ainsi (entre autres fils) sur différents objets/sujets bien définis dont on suit, plus ou moins en détail, l’histoire. Ils peuvent se croiser (poule-barbelé, montre-radioactivité, freaks-radioactivité, freaks-montre, poule-obus, médecine-eugénisme,...), revenir sous des formes changées, avoir traversé l’imaginaire dans un sens ou dans l’autre via tornade ou Tornado ou pire. Tout ceci m’ayant fait forte impression, peut-être pas autant que le style, qui tout du long tient ce souffle un peu hagard et fiévreux, et souvent drôle (et moins drôle vers la fin car les évènements sont écrits dans un ordre dramatiquement chronologique quand on sait d’avance que le roman retrace, à sa façon, la première moitié du XXé siècle). Les extraits montrent, je pense, un bon aperçu de ce que peut-être la voix Claro dans ce roman.

En fait écrire sur un tel roman, en plus de prendre plaisir à le faire connaître, m’amuserait, sauf si, venant d’écrire, certes peu, dessus, je viens en fait de le faire, ayant vidé mon sac sur le sujet, sans le savoir. Je verrai bien. En fait j’aimerais surtout, je crois, parler du premier chapitre, de cette langue opérée, de cet abcès, tumeur chantante, qui sont déjà discrètement passés par ici.

Refermant CosmoZ, j’ai ouvert (non sans quelques jours de trajets purement musicaux mp3 dans les oreilles, et #lecturedusoir Carnet de notes de Bergounioux) Franck d’Anne Savelli, qui fait la lecture de son roman à voix haute dans la ville haute. Son écriture descriptive très précise, de ce qui semble une photo on se détache pour être aussitôt plongé, par ce regard particulier, en ce lieu, subjectif, et de lieu en lieu, autant de fragments d’architecture qui vont recomposer la ville, l’histoire de Franck, de la narratrice… Extraits (où je n’ai pas osé ajouter ce lien puisqu’il n’est pas dans le texte original). En lisant j’entends parfois un rythme proche de la voix de François Bon (dans Prison ? Non, pas forcément).

Mots-clés

François Bon   écrire   Claro   voix   lecture   Anne Savelli  
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