…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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C’était encore, par Estelle Ogier

mise en ligne : vendredi 4 février 2011

C’était somnambuliser devant l’écran de l’ordinateur et regarder s’écouler la vie des « amis » facebookiens. Passer le temps à deviner ce qu’ils sont en lisant ce qu’ils affichent, leurs statuts comme des états d’être instantanés, des polaroïds d’eux-mêmes épinglés sur leur mur : leur cerveau qui se métamorphose en mur des publications.

C’était déambuler au hasard des liens semblables à des chemins tracés d’enfance.

C’était fréquenter les autres derrière son écran de verre rétroéclairé par LED. Prendre plaisir à se faire une idée numérisée des compagnons de voyage du réseau social.

C’était risquer de demeurer soi en restant seul chez soi. Fréquenter modérément ses semblables en imagination et apprécier leur présence virtuelle. Réussir une relation fictionnelle.


 

 

 
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Vous venez de lire un texte d’Estelle Ogier, chez qui vous pourrez lire mon texte, en ce premier vendredi de février où se risquent les Vases Communicants.

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