…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Imaginer (rien)

mise en ligne : vendredi 28 janvier 2011

Rien à dire, rien à répondre, rien à signaler que l’orage et la pluie, rien que ces souvenirs fugaces où coule le fleuve de silence, y éplucher les fruits de l’affût tombés trop mûrs de la branche orpheline, laisser ça aussi : le regard croisé, le souffle bas, les épaules qui replient le torse pour le ranger dans un tiroir ; et laisser ça aussi : le pas fuyant qui s’approche, la pensée qui s’échappe avant de laisser son empreinte, le souvenir refabriqué par l’écho des témoignages ; et toujours rien à dire ni à répondre, rien à répéter que le puits sans corde ni seau où seul le regard assoiffé miroite et rien que l’air qui remue le rideau d’un songe éveillé, rien à espérer non plus que l’attente au goût de vannage, il n’y aurait rien que ce geste, sans la poussière, rien que ce geste sans l’outil, rien que ce geste des bras miniaturisé au clavier par les doigts à vau le web, rien que ce sel d’encre qui bouillonne à la surface d’une pensée inondée, rien que le fil sur la parole et les paris, savoir qui va embobiner l’autre sur des replis de vie, rien ici pas plus qu’ailleurs où rien à dire ni à répondre, aucun signe à envoyer, laisser et ne pas laisser, lâcher et ne rien lâcher, et tout ça pour rien.

Texte publié vendredi 3 décembre chez Olivier Guéry.

1 Message

  • Imaginer (rien) 4 mai 2011 17:28, par machinn

    Étant donné qu’il n’y a rien à lire et rien à penser, je n’ai rien apprécié. Je n’ai rien trouvé d’autre à écrire que tout ce que j’ai dit là et c’est déjà trop.

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