…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Poids

mise en ligne : dimanche 27 février 2011

24 février 2011

De quoi s’agit-il ?

D’un remous, lente oscillation du balancier invisible.

Pas le scalpel neuf qui sépare ce qui était uni et laisse béant le passage à la main, précise dans son tâtonnement mais sanglante et aux ongles sales.

Non, plutôt l’étirement lent, flottement du pendule à l’apogée, cet instant où tout s’arrête, quand le poids est monté, poussé par un mouvement venu de l’autre côté et déjà oublié, cet équilibre.

(Vouloir qu’il ne redescende pas, vouloir ce point d’équilibre comme vouloir la cible, ces yeux là, le mot juste).

Cet éphémère arrêt du temps, ce point invisible, cet impossible plané.

Et la pesanteur gagne toujours. Lent redémarrage qui est chute, chute sans pesanteur d’abord, légère comme l’oiseau glisse sur la poche d’air chaud.

Et c’est mouvement lourd et rapide, l’oiseau meurt en plein vol, tombe, le pendule si vif au point de stabilité verticale (celui du poids au repos), là qu’il passe le plus vite, si vite qu’il n’est plus là, déjà en route pour ailleurs, comme si ce point n’existait pas, lui non plus, que dans notre imagination (soit p le poids de masse m au repos…)

Et comment être sûr qu’un autre point invisible, éphémère, cet équilibre à nouveau, de l’autre côté, existe ?

L’être autant que n’est pas certain l’existence du premier.

 
 
 
et vouloir retravailler ce texte pour qu’il balance mieux, autour d’un centre rapide et lourd, une extrémité légère et aérienne, presqu’inexistante et l’autre devinée.

Mots-clés

paradoxe   écrire  
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