…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

AVERTISSEMENT :
Ce texte a été publié il y a longtemps, par conséquent, il commence à s'effacer. Les textes de plus de quatre ans sont presque illisibles. Prenez garde.
Voir la page vernis numérique pour en savoir plus sur cette patine numérique.

Jours

mise en ligne : lundi 21 mars 2011

19 mars 2011

Écrire tous les jours.

Le temps qu’il faut pour faire une phrase ! S’imaginer capable d’en faire une chaque jour… Délire d’orgueil ! Folie de poète, peut-être… — Pierre Autin-Grenier, Les radis bleus, "lundi 17 janvier"

Et la #nuit alors ? Celle qu’on ne voit même plus noire par ici. Halo de ville, brume d’éclairage public et même pas un chien pour aboyer à la lune tous qu’ils sont dans le salon à regarder le JT au pied de leur maître avant de sortir à minuit pour, au pied d’un de ces lampadaires justement, renifler et déposer la marque humide qu’un autre chien reconnaîtra. Et même pas un loup pour faire peur au troupeau et faire crier Au loup ! à qui ne voudra de toute façon pas l’entendre vu que celui là tient déjà le couteau dans sa main et va t’en faire voir.

Ici tout est différent.

Les moteurs aboient quand ils filent trop vite dans ma petite rue pourtant sans destination (pas même un panneau signalant le centre ville dans l’autre sens ou que l’A86 passe mais pas là, faites demi-tour).

Les sirènes hurlent à la lune masquée par les nuages électriques, c’est là le vrai frisson, que de se dire "cette sirène hurle pour moi".

Et passé le moment d’oubli automatique qui referme un livre, une page d’Histoire ou une phrase prononcée voici plusieurs mois, la nuit qui avance en s’effaçant ne retirera pas le noir du jour à venir.

Vous pouvez soutenir mon écriture en achetant un livre, en commandant une Nuit écrite à la main pour vous, en devenant abonné.e à partir de 1 €/mois via Tipee, vous pouvez aussi