…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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mise en ligne : vendredi 22 avril 2011

18 avril 2011

C’est inattendu, surprise, un bouquet de tables pousse le long d’un chemin, dans un rêve qui bande on est censé se réveiller à la chute d’un piano mais c’est cliché et s’endormir là est plus tentant : un rêve de s’endormir dans le rêve et plonger dans une abysme, comme pour mieux rester hors de cette constellation si lointaine dans le temps.

*

Ce sont de petits cailloux à pousser du pied, pour patienter. En attendant.

*

Il y a une voix, comme la respiration d’une montagne, mais pour l’atteindre il faudrait remonter un torrent de sable auprès duquel des chiens reniflent et lèchent les troncs des arbres morts.

*

Un automne permanent, depuis ces branches hautes, sans interruption tombent les feuilles, plus régulières que la pluie d’un déluge, jaunes et légères elles sentent le papier d’Arménie que l’on brûle dans les magasins d’encens.

*

La voix est en réalité ce sable qui coule, pour l’entendre il faudrait manger le sable, personne ne le fait —

*

— c’est quand tu remontes la pente que tu crains le plus, après le sommet, la descente qui suit. Tu la crains même de plus en plus à mesure que tu montes, tellement que… et si c’était cette crainte qui tordait la route pour te faire perdre pied ?

Mots-clés

nuit   eau   temps   paradoxe   terre   rêve  
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