…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Rencontre

mise en ligne : dimanche 17 janvier 2010

C’était peut-être le silence de l’hiver, quand la moindre parole traverse le murmure blanc du brouillard plus facilement que le regard. C’était peut-être l’architecture, bâtiments tombés en vrac comme des flocons, jardins rajoutés, rues et promenades, se croisent et s’éloignent. C’était aussi qu’on essayait les cadeaux d’extérieurs, que c’était ma voisine.

Comme un rossignol en été, comme la Reine de la Nuit en plein jour, son rire appelait et aveugle j’approchais. Chaque jour je redécouvrais la mélodie et je fondais. De cour en sentier, de trottoir en terrain de jeu, libérés des immeubles enfarinés, nos pas crissaient dans la neige, battements feutrés, accordés à la mélodies de nos voix et qui filaient vers les oreilles des autres gamins, invisibles. En écho nous ne recevions que moqueries, jalousies, comme un cliquetis métallique qui rayait notre musique.

01/2001

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