…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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mise en ligne : vendredi 8 juillet 2011

4 juillet 2011

D’un bateau, descendre à quai, le voir partir et voir le quai partir, se chercher soi du regard d’un côté ou de l’autre mais ne rien voir que le quai désert et le bateau vide.

Des cartons dépliés ouverts aux rabats déployés, oiseaux carrés au vol de cahots.

D’apparence vides, nous préparer à les remplir.

Comment être à bord et à terre à la fois ?

Voir ce rêve de noire dépression sans plus le vivre, à l’intérieur du même rêve déjà spectateur, un pied hors du lit.

S’essayer à la marche, avec ces plumes de carton, oublier qu’hier nos cheveux dansaient dans cette pluie tropicale derrière la vitre, nous n’osions pas sortir, retenus par les filins d’araignées en peluche desquelles, par une superstition enfantine, nous avions ôter l’étiquette du prix, celle de la marque, celle du lavage ; étiquettes rangées dans la boîte à souvenirs.

Derrière ce coin de rue, masquée, cette autre rue, l’avoir oubliée et tarder à marcher plus avant vérifier que ce qui a disparu est bien absent.

Mots-clés

nuit   écrire le souvenir   cliché   route   distance  
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