…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

AVERTISSEMENT :
Ce texte a été publié il y a longtemps, par conséquent, il commence à s'effacer. Les textes de plus de quatre ans sont presque illisibles. Prenez garde.
Voir la page vernis numérique pour en savoir plus sur cette patine numérique.

Puisque

mise en ligne : mardi 19 juillet 2011

11 juillet 2011

Intacte, cette excitation quand, à la recherche de la plage, l’on s’attend à voir la mer et qu’on ne la voit pas encore. La voiture s’oriente, tourne, ralenti, reprend et monte une côte qu’on devine ultime à voir tant de ciel et aucune cime d’arbre derrière quand, dans le ciel même, là où l’on ne pensait pas voir encore l’horizon mais le ciel encore et peut-être quelques nuages seulement, apparaît la masse planétaire de l’eau, la mer sans horizon, haute et immobile comme la chaîne montagneuse vue de très loin, prête à se déverser sur nous mais portant toujours cette calme mansuétude qui nous épargne.

*

La vague sans regard qui agrippe l’estran, mouvement vain en apparence. Rien à s’amuser des échecs répétés du reflux puisqu’à mesure c’est nous qui, sûrement, reculons jusqu’au sable sec, à jamais, nous comme ce sable, redevable à ces flots.

Mots-clés

jour   eau   cliché  
Vous pouvez soutenir mon écriture en achetant un livre, en commandant une Nuit écrite à la main pour vous, en devenant abonné.e à partir de 1 €/mois via Tipee, vous pouvez aussi