…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Bout

mise en ligne : mercredi 5 octobre 2011

4 octobre 2011

Il y a le mot sur le bout de la langue, celui qu’on a perdu, qu’on sait proche mais un vide l’a emporté et nous menace de disparition, angoisse du vide, perte du langage, du sens, de la vie. Et puis il y a le mot sur le bout de la langue, celui qu’on retient, qu’on a pas oublié, qu’on a pas besoin de chercher bien au contraire, mais le dire serait soudain une trop grande réalité, trop pour nous cette confusion de l’infini des possibles de la langue, ces grains de sable à assortir sans fin, ce nombre de combinaisons, le temps qu’il faudrait pour chacune, cent fois plus de temps que l’âge de l’Univers.

Mots-clés

écrire   mort   paradoxe  
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