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Sauvagerie

mise en ligne : jeudi 17 novembre 2011

14 novembre 2011

Terminé ma lecture de la violence du cadre confiné d’un central téléphonique, métaphore de tout openspace, dans Retour aux mots sauvages de Thierry Beinstingel (Fayard, 2010). Christine Jeanney en parlait en juin.

Cette violence des identités de travail, le prénom qu’ils doivent se choisir (Maryse, Robert, Roland, George (pour Clooney ? Harrisson ?), John, Paul, Ringo, et Éric, notre personnage) et garder et qui envahit leur identité propre, jusqu’à guider, chez Éric, des gestes qu’il ne soupçonnait pas (mais c’est le prénom de plusieurs rois Suédois, un nom divin presque), et ailleurs cela peut aller jusqu’au suicide (suicides toujours lointains, mais aussi proches menaces : quoi dans la tête du chauve quand il enfonce son canif dans le bouchon de liège de sa table ?) et dans tout le roman nous n’aurons jamais leur véritable prénom. Très puissante technique d’écriture, effet incroyable sur la lecture, ce personnage dont nous ne connaissons pas le nom est entièrement intégré (ingéré) par le système dont il est rouage penserait-on, non pas, on l’apprend, plutôt huile dans les rouages de l’économie. Graisse des corps pour faire tourner la machine, à renouveler si besoin.

Un extrait.

Voilà le genre de livre qui me réconcilie avec la fiction. J’ai commencé Agar-agar d’Emmanuel Adely, même effet. Comme quoi il suffit de tomber sur les bons livres.

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Je ne suis toujours pas satisfait du design de mon site. Je voudrais quelque chose de plus simple, minimal, mais l’historique fait que je dois transporter ces rubriques, ces mots-clés, cette navigation, ces images.

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C’est tant que le radiateur fonctionne qu’on se dit que jusqu’ici tout va bien. Après, les discours, on peut les entendre, les écouter même, les lire voire, mais le pétrole, l’atome, le marché et sa dictature, les mafias locales et internationales n’entameront jamais un radiateur qui fonctionne, ni un pain qui cuit.

Mots-clés

MouLiN   guerre   travail   Thierry Beinstingel   économie  
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