…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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No one

mise en ligne : vendredi 18 novembre 2011

16 novembre 2011

J’ai parfois le sentiment que tout le rock, toute l’histoire du rock, passée et à venir, est contenue dans ces 7 minutes et 53 secondes, une fin d’après-midi au festival de Reading en Grande-Bretagne, toute la surprise sans cesse renouvelée qu’est le rock, toute la puissance megawatt du rock, toute la poésie du rock, toute la bizarrerie du rock, toute la générosité scénique du rock, tout l’égoïsme scénique du rock, le phallocentrisme du rock, les silences, les solos, les a-capellas, les lignes de basse, les batteries qui s’emballent, les phalanges tatouées, un clop au bec pendant qu’on joue de la guitare, les pogos dans la boue devinée sous ces milliers de corps debout qui chantent, qui dansent, font la ronde, fument de l’herbe et ont foi en l’avenir et sa révolution proche que la vibration des cordes et des peaux fera venir, et ne savent rien à quoi que ce soit et demain est alors un grand vide d’ombre à combler de sons, tout dans cette chanson de Queen Of The Stone Age, qui voyage désespéré à travers le désert de l’esprit. For sure… no one knows.

Mots-clés

musique   rêve   corps   désert  
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