…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Plongeoir, II. Sous-sol.

mise en ligne : vendredi 13 janvier 2012

Comme une suite d’un texte qui parle de plongeoir, ici dans Travaux, que l’on imagine au sommet d’une tour en verre dans un quartier d’affaires.

*

Celui qui refuse le plongeoir, parce qu’il refuse la chute éclatante, parce qu’il refuse le jour dans lequel sauter, parce qu’il refuse de voir et d’être vu, peut toujours descendre au troisième sous-sol par l’ascenseur, en appuyant sur le bouton "-3" qui ne porte aucune autre mention, quand le plongeoir est indiqué partout, sa direction toujours bien en vue.

Là-dessous, il ne passera pas devant le local des archives situé au -2, mais devant une porte fermée, nue, blindée, dissimulant le coffre-fort de la société. Au bout du couloir il poussera une porte battante, il empruntera un escalier de huit marches pour se retrouver dans un nouveau couloir au bout duquel une porte sera close, qu’il faudra pousser. Il poussera cette porte, difficilement car elle frottera contre le sol de béton, déformée par l’humidité ou l’absence d’humidité, par la fraîcheur et l’ombre du lieu, simplement éclairé des veilleuses de l’issue de secours.

Il entrera dans une pièce carrée, ne prendra pas la peine de refermer la porte, bloquée, et distinguera, au milieu de la pièce, un trou rond creusé profond, puis sans fond sans rien avec peut-être de la lumière au fond mais pas sûr.

Mots-clés

mort   corps   fiction   nuit   travail   ville  
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