…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Aux vieux programmeurs disparus

mise en ligne : vendredi 20 janvier 2012

Il n’y a pas de développeur, simple programmeur, qui dépasse l’âge de 35 ans. Ils sont devenus chefs de projet, commerciaux, architectes, fonctionnels, chefs d’équipe, ceci ou cela. La répartition pyramidale de ces postes nous oblige cependant à chercher les programmeurs devenus vieux et forcément restés programmeurs, laissant les postes cités plus haut à d’autres car il n’y a pas de place pour tout le monde, c’est l’évidence : d’une équipe tout le monde ne peut pas devenir chef d’équipe. Mais nous ne les trouvons pas, pas dans l’entreprise en tout cas. Ils sont partis… d’eux-mêmes ? Pour faire quoi ? À qui ai-je donné un euro ce matin, dans le métro, qui n’était pas rasé et assis sur carton dans un couloir de correspondance, la main posée sur les genoux pliés, son visage ressemblait à… non ce n’est pas possible… alors où sont-ils ? Sont-ils encore seulement en vie ?

Décidément, il faut bouger, « faire progresser sa carrière », c’est urgent, vital.

Et puis c’est à la radio chaque matin, le monde bouge, le monde change, le monde ancien est terminé, l’avenir n’est plus à ce que nous avons, il est à ce qu’il faut perdre, l’image de lâcher du leste pour monter, faire se gonfler d’air une montgolfière, qui navigue à des vents incertains, sans volonté : voilà le programme.

À noter que le mot turnover rebondit à la rentrée après la pause estivale.

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