…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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ah…

mise en ligne : mardi 21 février 2012

19 février 2012

Ah… c’est parfois un soupir, un cri raté, quelque coup qui frappe l’eau à n’en plus finir comme si la surface de l’eau n’avait, en profondeur, pas de fin et qu’il fallait, à jamais, faire le geste de la briser, inutilement, gâchis.

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La mort est ce mot court qui peut être si long.

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Lire Amélie Nothomb, Métaphysique des tubes est une torture de laquelle on sait qu’il sortira, pour nous, quelque chose contre, comme une victoire, celle d’avoir combattu des forces sombres, celles gluantes qui nous collent la tête contre le bitume, à ne rien voir, à ne rien déceler, en ce monde, qui vaille la peine d’être compris. Sentiment qu’à creuser ce sol, jamais l’on ne trouvera de pavé suffisamment anguleux pour briser la meute rageuse des tricheurs, qui ne se brise jamais mais, au moins, visée, prend existence, est signalée. Mais quel goût, ensuite, dans la bouche. Et quelle défaite, d’avoir lu ces pages, écrit dessus. Ne pas savoir, au fond, ce qu’il en est pour nous, regretter ces lignes, ne pas les regretter, attendre de les publier (un lien sera ici) prendre un autre livre.

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Ces villages coupés en deux, traversés par la nationale, ces villages lignes, "attention enfants", et à leur sortie : la clôture ciment du cimetière.

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Et puis cette politique qui rôde, la laisse des financiers autour du cou… Ces temps-ci, je ne comprends pas, comment des esprits si fins que je peux côtoyer dans tel ou tel domaine, littéraire, philosophique, informatique…, des esprits qui passent leur journée à penser, à élaborer, dans leur domaine et dans d’autres, finalement tombent dans le simplisme du vote-utile ; ce faisant je les insulte peut-être au lieu de dialoguer mais je ne sais pas dialoguer politique… — J’efface ici un paragraphe d’explications confuses, comme toujours  [1] — Toute politique qui, pour moi, se situe hors d’un évident (pour moi) contrat social est inique et je ne peux pas concevoir, par exemple, de négocier un service public contre… contre quoi au fait ? Bref, je n’arrive à rien .

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Le ciel, obstinément bas et gris a bien dû, ce matin, laisser la place au lointain bleu, que la main tendue n’atteint pas aussi bien qu’elle touche l’humide glace qui recouvrait, hier soir encore, tout.

[1] car je vois d’avance que "la gauche", le "PS", bref le "vote-utile", vont m’être désignés comme pouvant, par exemple, sauver l’hôpital (cf. article de Rue89 dans un secteur qui subit de graves attaques depuis, au moins 2004 quand j’ai lu des choses sur le sujet), alors même que ce "PS" s’abstient et ne vote pas clairement "Non" au MES, ce pas de plus dans la dictature des marchés, le mot "dictature" n’est pas trop fort quand on voit comment la Grèce est dirigée par une xénocratie fabriquée par et pour les marchés, et qui l’endette pour la "sauver", ce mot de novlangue qui signifie plus "d’austérité", autre mot de novlangue qui signifie confisquer les biens publics pour alimenter le marché financier. Le "PS" accepte donc cela, comme il acceptait le TCE par une campagne pour le "oui" puis par un vote "oui" et abstentionniste à la ratification par le parlement, à Versailles, le 4/2/2008, voir aussi ici, comme il signait Lisbonne avec Chirac, comme il acceptait Maastricht avec sa "concurrence libre et non faussée" (entendre la suite non-dite de la formule : "non-faussée par les entreprises d’état, subventions et services publics") et son article 104, et l’on a bien vu Jospin privatiser, annualiser c’est à dire flexibiliser le temps de travail (sous couvert des 35 heures et avec pour résultat une diminution du coût du travail, relevé et comme défendu par Martine Aubry elle-même un matin sur RTL je ne sais plus, en 2004 peut-être), comme le "PS" accepte le PSE est ses partenaires "socialistes" Blair, Zapatero, Papandréou…

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