…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

AVERTISSEMENT :
Ce texte a été publié il y a longtemps, par conséquent, il commence à s'effacer. Les textes de plus de quatre ans sont presque illisibles. Prenez garde.
Voir la page vernis numérique pour en savoir plus sur cette patine numérique.

Projet, lancement

mise en ligne : dimanche 1er avril 2012

La réponse est arrivée, mon dossier de Résidence a été accepté par la commission de l’ESA ! En l’honneur du 50é anniversaire de la sortie du livre de Ray Bradbury, Chroniques martiennes, L’agence spatiale européenne et la NASA organisent un projet de résidence d’écrivain sur Mars. Le but du projet est de promouvoir l’exploration spatiale, de sensibiliser le public à son importance scientifique, historique et artistique, particulièrement littéraire avec la mise en place d’une résidence sur la planète rouge, pendant laquelle l’écrivain invité écrira ses Chroniques, 50 ans après Bradbury, mais fini la science-fiction cette fois-ci, tout simplement un projet bien réel. Un entraînement confiné de six mois permettra de simuler le cloisonnement du voyage, la solitude extrême, le vide tout autour (ce sera dans un désert de l’Utah), avec pour seul compagnons mon ordinateur, ma liseuse chargée à bloc en ePub, une connexion internet (sans fil) ultra-lente correspondant aux conditions réelles de communication dans l’espace (Mars est à plusieurs minutes-lumière de la Terre, en ce moment, par exemple, entre 5 et 6 minutes-lumière). Ce test voulu par l’ESA et la NASA n’est qu’un repli, une disparition, qui ne saurait effrayer l’écrivain aguerri, habitué à vivre pendant des mois, la nuit, seul avec ses maigres mots à sans cesse mâchonner, murmurer, les doutes planant autour et obscurcissant les hublots de sa tour d’ivoire ; non, bien au contraire, cela sera stimulant et inspirera peut-être les scientifiques pour le recrutement de leurs autres projets spatiaux au long cours, de voir mon éclatante réussite dans le néant, comparée aux échecs répétés des soldats, astronautes-pro, psychologues, ingénieurs divers et peu variés, qui retardent ces explorations. Bref, une partie de plaisir et mes Chroniques martiennes seront donc celles de l’entraînement (250 jours), puis celles du voyage aller (259 jours prévus), celles de la Résidence proprement dite (2 mois) et enfin celles du voyage retour (290 jours prévus). Un seul détail pratique reste à régler, qui est toujours, pour nous autres plumitifs, une vraie quête, c’est la bourse liée à ces deux mois de résidence, contacter la M-e-l, le CNL, etc. Il me faut maintenant préparer ma valise, direction l’Utah !

PS : inutile de préciser pour qui je vote en avril !

Mots-clés

science-fiction   écrire  
Vous pouvez soutenir mon écriture en achetant un livre, en commandant une Nuit écrite à la main pour vous, en devenant abonné.e à partir de 1 €/mois via Tipee, vous pouvez aussi