…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Naturellement

mise en ligne : jeudi 26 avril 2012

26 avril 2012

Pour la postérité, la pérennité et la diffusion de la littérature et du savoir, les Mésopotamiens avaient déjà compris, bien longtemps avant nos livres numériques, l’importance des tablettes, ici d’argile.

Qui dit cunéiforme dit essentiellement tablette d’argile. C’est ce substrat matériel qui explique non seulement la forme que prirent par la suite les signes primitifs, mais aussi l’extraordinaire destin de cette écriture. […]
La véritable "papier" des Mésopotamiens fut l’article séchée au soleil ou cuite au four. Sous le climat de la Mésopotamie, le rouleau de parchemin ou la plaquette de bois étaient vouées à une vie éphémère. L’argile du scribe au contraire, abondante et peu coûteuse de surcroît, était pratiquement impérissable. Elle survivait aux incendies, aux écroulements des temples et des palais. Elle gardait intact, par-delà les siècles, les témoignages que les hommes lui avaient confiés. — "L’écriture cunéiforme et la civilisation mésopotamienne", René Labat, in Histoire et Art de L’Écriture, Bouquins/Robert Laffont.

 
 

Ou de la vie éphémère du papier : textes épuisés, pilon, faillite d’éditeur

 
 
 
 
 

Photo : cinq Ferrailles, de Pierre Bergounioux, exposées à la librairie Texture, Paris 19, jusqu’au 5 mai 2012. Cf. cette note de Martine Sonnet.

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