…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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C’est tous les jours comme ça

mise en ligne : samedi 12 mai 2012

27 avril 2012

Je lis Pierre-Autin Grenier, ce génie du quotidien qui passe du banal au surréaliste en une phrase, tout en laissant se produire des événements hors-norme comme tu me passerais le sel. C’est le train-train ennuyeux sur lequel viennent se coller des images de révolution, d’attaque de banque… , ou d’ennui plus grand encore, ou de plaisir fugace, mais tout ça sur la roue pesante du temps qui, on serait tenté de dire "file" mais non, le temps il décampe, il bat en retraite lui-même, il tourne pas si rond mais il tourne, il nous roule dessus.

Et bien sûr prendre pour soi certains passages :

Anthelme, je me dis, tu vas flemmarder une bonne heure à faire des ronds de fumée en sirotant ton café avant de rejoindre ton cagibi et tirer un paragraphe ou deux pour la postérité. Programme qui m’allait comme un gant sauf qu’à peine grattée une allumette se pointent devant mon guéridon deux jeunes bons à rien en uniforme de la Nouvelle Unité du Cadre de Vie qui entendent expressément m’interdire d’allumer ma bouffarde au motif que telle serait maintenant la loi. Les blancs-becs semblent bigrement déterminés dans leur bêtise.

Mots-clés

en cours   Pierre Autin-Grenier   temps  
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