…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Remonter la rue

mise en ligne : vendredi 11 mai 2012

3 mai 2012

Il faut s’adresser, c’est sûr. L’organisme Tel, lui formuler demande via formulaire, sans formules puisque tout est encasé bien comme il faut. Tel autre organisme, s’adresser à lui après filtre d’un menu téléphonique, "tapez étoile", "tapez un", "tapez un", "tapez trois", "retour au sommaire", au bout duquel il y aura peut-être l’humain qui se situe en bas de l’échelle d’accès au corps proprement dit de l’organisme.

Une autre fois il faut s’adresser encore, au guichet et la personne n’a pas accès à l’argent liquide et si j’étais cambrioleur il me faudrait passer mon chemin —c’est bien ainsi que l’on me reçoit ? Il y a un langage à adopter pour exprimer son besoin qui, toujours, est celui de comprendre le besoin de la personne à qui l’on quémande, qui nécessite toujours des papiers, des preuves, des raisons, des motivations mêmes.

Prouver son existence n’est pas toujours simple.

Et revenir, et descendre et remonter la rue, toute la vie comme ça.

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