…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Casse

mise en ligne : lundi 11 juin 2012

9 juin 2012

Le traumatisme d’assister à la casse d’une automobile. Pas besoin que ce soit la sienne. Pour toute voiture, chacun sait bien la famille qu’elle a transporté, les vies qui y ont grandi. C’est une pièce de chacune de nos maisons.

Ici, c’est un garage spécialisé en voitures accidentées, purgatoire avant la casse, la vraie, celle qui compresse chaque véhicule en un petit cube brillant. Mais de cette finalité, ici, on ne voit rien. Les voitures sont transportées à la casse après que l’assureur a passé pour constater les dégâts, après que certaines pièces sont prélevées.

Pour le transport, les voitures doivent être entassées dans la benne rouillée d’un vieux camion. Une pince sur pneus agrippe puis ballotte les centaines de kilos, pour elle légers comme une peluche au bout de la pince articulée d’une fête foraine, dans ces cubes de plexiglas où la peluche tombe toujours trop tôt.

Ici, la pince soulève et lâche la voiture au-dessus de la benne, puis lui tape sur le toit pour terminer de l’écraser.

Ça paraît si léger.

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