…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Novarina, Valère. La quatrième personne du singulier

mise en ligne : mercredi 13 juin 2012

Page 38

Le théâtre n’a pas encore assez défiguré l’homme, ôté notre tête, subverti nos concepts, déstabilisé en profondeur la syntaxe humaine, renversé la musique…Il ne nous a pas encore assez désappris. Cette offensive lancée en peinture contre la figure humaine par William Blake, Picasso, Goya, Dubuffet, Picabia, Bacon, Soutine, Louis Soutter – mais aussi par l’art byzantin, oriental, africain –, cette lutte contre les "propriétés psychologiques", contre les "vraisemblableries" et contre tous nos habits d’habitude, je l’ai vue dans le nô, chez Louis de Funès, Totò, Christine Fersen, Michel Baudinat, Daniel Znyk… Le théâtre est l’endroit où lancer l’homme, le jeter autrement, le jouer d’un trait, le renouveler d’un saut, d’une chute.

Valère Novarina. La Quatrième Personne du Singulier. POL.

Mots-clés

Valère Novarina  

1 Message

  • "contre la figure humaine" : est ce si sûr ? peut être seulement une autre vision, par un usage du trait dans la peinture qui dit autre chose sur le réel. Et dans les textes babéliens un étage de plus aussi, en ce que le foisonnement, les collisions de mots, de sens s’approchent du chant. Ces modernes ne font pas "contre" mais plutôt au delà de la figuration rigoureuse ou du dialogue.

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