…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Partie II. 1.

mise en ligne : jeudi 6 septembre 2012

Résumé du chapitre précédent : suite à l’aventure africaine et architecturale, les deux minutes s’épuisèrent. Le moment de mon retour vint, et ce fut comme si je n’avais jamais été là avant.

J’étais neuf sur le réseau comme le people affairé débarquant 5 ans après tout le monde sur Twitter pour essayer et se laisser prendre au jeu ; car ce qui est en ligne ne saurait-être autre chose qu’un jeu à la différence de ce qui n’est pas en ligne, à savoir lui, le people, donc moi désormais, et tout ce papier dans ses petits milieux douillets. Mais est-ce que cela est vraiment un jeu ? Je ne le crois pas. La suite vous le prouvera aisément. Rien que sur Twitter, j’eus, moi l’inconnu des réseaux ayant ses preuves à faire, 1000 followers la première heure. J’étais reconnaissant. 4000 followers la deuxième heure et 10000 la suivante. J’étais heureux. 30000 à la fin du premier jour. 50000 le lendemain. J’étais. J’avais fait mes preuves, su trouver les mèmes, et nageais désormais parmi vous, parmi nous, parmi moi comme la loutre tout autant à l’aise sur la terre ferme du monde ancien que dans le flux aquatique du monde numérique. J’étais prêt pour twitter, pour bloguer, pour commenter, pour liker, pour être là partout, le numérique c’était tout, le grand ensemble de tout, c’était là, j’étais là, j’étais la Voix que tous écoutent et désormais tout était sérieux ici comme partout et contrairement aux apparences, le réseau décentralisé est rempli de petits milieux charmants et sans détracteurs ni tracteuses : j’étais dans mon élément. Acuité et simplicité. Neuf avec ancien, et l’inverse dans le même mouvement, j’étais écouté dans ce nouveau monde qui me découvrait alors que l’ancien m’avait oublié, mais il n’y avait plus de monde, rien que le flux réchauffant mon épiderme par le biais plat de l’écran tactile ou du clavier rétro-éclairé.

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