…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Landscape / Paysage 107, 113

mise en ligne : dimanche 16 septembre 2012

Ne montent ni ne tombent
Sont là, directement dans la mémoire des yeux
J’oublie quelquefois la forme qu’avait la maison
Ou alors il ne me reste en tête qu’un triangle de piscine, sans être certain que ça ne soit pas un triangle de souvenir ou, pareil, un triangle d’oubli
Du bleu clair qui ne saurait devenir, un jour ou l’autre, que du blanc
Pourquoi le blanc devrait-il être absence ? Est-ce vraiment la surface intérieure de toute chose ? 

Où sont-ils passés ?
Comment creuser pour les retrouver ?

Quelque chose de froid où il m’arrivait de mettre les pieds
Là ce sont les yeux qui gèlent, au contact des mémoires oubliées
Sous le réservoir ouvert du toit, celui qui réceptionne le ciel (ou le produit, comment savoir ?) c’est toujours l’été
Pourtant sous les futaies, persiste un parfum
Des trous dans les feuilles, aussi 
Quelque saison bleue et fixe
Autour de laquelle je tourne sans bouger

Sous les pieds une vague noire mange les pensées que j’ai eu alors et que j’oublie aujourd’hui

Sous la futaie, le visage de l’arbre baille imperceptiblement 
Comme font les masques, le soir
Les angles devinés 
Les pièces où l’on n’ira plus
Le puzzle n’a pas besoin d’être terminé, mais à partir de quand peut-on s’arrêter ?
À partir de quel nombre minimum de pièces posées voit-on ?
Dans quel tableau jouent les pièces restées libres ?
Il ne faut pas toucher un animal sauvage, il sera exclu de sa meute.
Il faut laisser les couleurs là où elles ont imprimées la rétine, si peu, jamais assez longtemps, la première fois.

*

Tableaux de Jérémy Liron
Exposition à partir du 18 septembre 2012 au Patio Opéra. Exposition jusqu’au 27 octobre 2012 Galerie Isabelle Gounod.

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Jérémy Liron   lecture   ville  
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