…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Happy

mise en ligne : dimanche 18 novembre 2012

15 novembre 2012

L’oloé parfait n’a pas de bande FM commerciale, mais une musique choisie, rock indé ou jazz, électro douce ou musique classique. Le silence peut de temps à autre être toléré.

L’oloé parfait a du wifi sécurisé, pas un "hotspot". Éventuellement un Free Wifi fera l’affaire, étant moi-même abonné Free. Mais pas ces cartes limitées dans le temps, barman prétendant que son café est une cure de désintoconnexion.

L’oloé parfait ne sert pas à manger le midi, la salle n’est pas saisie pour le repas et le parfum du gras, mais reste disponible pour l’écriture, le code, la lecture, la conversation, le regard perdu dans le même flou que la jeune fille au carnet, bonnet et stylo verts.

L’oloé parfait a des prises secteur, suffisamment nombreuses pour ne pas avoir à attendre son tour à la prise, attention aux pieds dans les câbles, aux crash de disque-dur, aux vengeances café renversé brûlant sur les genoux.

L’oloé parfait n’a pas d’happy hour avant mon heure de départ. Pas d’étudiants et lycéens assoiffés qui envahissent, bruyants, délaissant leurs devoirs.

L’oloé parfait est ouvert à tous, que je lève les yeux et vois un visage connu avec qui faire la pause café, comme celui studieux de l’amie qui termine de relire les épreuves de son dernier livre.

L’oloé parfait restera secret pour ne pas attirer les foules en délire venues chercher autographes et mèches de cheveux ; non, je veux dire, venues chercher la perfection du lieu pour m’en chasser et prendre ma place, ma page blanche, mon style et mon âme.

L’oloé presque parfait existe, j’en connais plus d’un, les combinaisons varient. Mais j’ai le défaut répandu de vouloir plus que le presque parfait, alors l’oloé parfait je l’écris encore, je le cherche toujours ; l’oloé, c’est parfois le rêve.

Mots-clés

écrire   rêve  
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