…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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mise en ligne : lundi 26 novembre 2012

juillet-août

Les vacances, pour écrire, c’est un peu comme rentrer chez soi après un cambriolage perpétré par un voleur de livres. Les étagères renversées, pillées, on ne retrouve plus aucun livre, le bureau est retourné, la chaise cassée, pas moyen de s’asseoir pour se mettre au travail, même les tiroirs à manuscrits ont été fouillés ; mais le contenu simplement froissé, jeté, balayé.

Il faut trouver un lieu, et vite car les vacances sont courtes. Mais ici pas de wifi, pas de 3G, pas de lieu connu qui soit l’oloé parfait, musique, wifi, életricité, ici rien, il faut se déplacer, s’approcher des arbres, se risquer au bord d’une rivière, essayer d’attraper à trois mètres d’altitudes un fil, une prise, un espoir de trouver le lieu.

Il faut mener une opération de quadrillage 3G du secteur, l’œil en alerte à chercher les logo Wifi, ou Hot Spot (on est plus à ça près), il faut tourner, marcher, s’organiser, il faut surtout penser déconnecté.

Alors les lieux deviennent trop nombreux. L’étage vide d’un bar peu fréquenté. Le bar de la plage. La souche au pied du chêne. L’allée ombragée au bord de la rivière. Un rocher isolé. Allongé derrière un talus.

L’oloé c’est parfois l’isolement.

*

Les photos montrent L’arroseur arrosé de Pascal Coupot, à Besançon(*).

Mots-clés

écrire   temps   café   campagne  
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