…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Stellaire

mise en ligne : mercredi 20 février 2013

15 février 2013

Une ville, une rue, et pourtant, le silence. "Il n’y a plus d’humanité dans l’hôpital, dans la maternité, et c’est à l’image de la société" – une sage femme dit ça, et aussi que le lendemain d’avoir accouché vingt parturientes, elle ne les reconnaît plus. Un directeur d’hôpital dit qu’à une époque la taille correcte d’un établissement était estimé à environ six cent lits ; avec le regroupement en pôles, ce nombre peut doubler. C’est un fleuve en décru, et dès lors, l’indolence.

*

Qui tue ?

Qui est tué ?

*

Il faut parfois assumer ces alexandrins qui traînent dans la rue et qu’on ramasse sans faire exprès avec la semelle de ses chaussures.

*

Ici ils ont un ciel avec des petits points brillants, et s’il y avait encore une constellation du Chat, nulle doute qu’elle se serait couchée sur ma tablette.

*

J’entends une libraire, elle préfère acheter un livre à 800€ plutôt qu’une tablette, comme si son livre tout papier allait durer plus longtemps qu’un fichier, après tout peut-être, mais à quoi bon, où est la langue ?

Les livres pas lu depuis des années, qu’on rouvre en sachant qu’on ne les lira plus, pourquoi ne pas les jeter à la poubelle ? Quelle autorité nous retient ?

*

Qui marche ?

Qui s’essouffle ?

*

Les pavés alignés et propres, groupés, dans les rues nommées, numérotées.
L’ordre de la ville.

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