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Inquiétude et vertige.

mise en ligne : mardi 9 avril 2013

5 avril 2013

Soirée Remue.Net - Scène du balcon au Centre Cerise, c’était vendredi 5 avril 2013, rencontre avec Camille de Toledo : "Entre des langues".

"Dans l’entre-langue nul n’est savant."

"Une synchronisation humaine est en cours."
(à propos du moment, le 11 septembre 2001, quand l’information circule partout sur la Terre, chaque être humain, dirait-on, étant au courant en quelques heures.)

J’ai retenu en particulier :
Contre les récits des certitudes, contre la maîtrise. Par exemple, à propos du "récit des nations" qui serait "un récit de consolation".
Éloge de l’inquiétude, du vertige.
L’entre-deux langues qui est contraire à la langue de la maîtrise et par conséquent le lieu où rechercher le vertige.
Aussi, j’ai relevé ceci pour l’éloge du livre numérique et du web que c’est : "l’incertitude du livre" qui se modifie "émeut" Camille de Toledo au contraire de "ce qui est établi comme certitude".

(Ce qui m’a rappelé ce que disait Arnaud Maïsetti au Salon du Livre le 25 mars dernier à propos de la "page", répondant à quelqu’un voulant connaître la nouvelle terminologie, la "page" numérique n’ayant plus rien à voir avec la page papier. Arnaud a simplement répondu que la page numérique se trouve plus proche du texte, le trahit moins que la page papier rigoureusement découpée au format du livre, identique pour tout texte, ce qui pour un long paragraphe de soixante pages en coupe la respiration, la dynamique, que l’on retrouve grâce au renouveau du rouleau sur l’écran, déroulé par le doigt…)

"La territorialité de la littérature est un handicap."

Mieux :
écouter tout l’excellent entretien avec Camille de Toledo, mené par Guénaël Boutouillet ; où il est aussi question d’un réseau social de traduction, le TLhub.

*

J’ignore pourquoi, moi-même, me touche cette question de l’entre-langue. Je ne traduis pas, ni ne maîtrise l’anglais au point de le pouvoir, ni, en supposant que ce soit le cas, n’ai la force de traduire un livre entier. Je n’ai qu’une langue etc. Pourtant, dès que je lis un essai sur la traduction (j’en parlais il y a longtemps sur un site disparu mais encore là), ou dès qu’il est question de cela, je suis là, je me retrouve, je retrouve quelque chose de mon écriture, de ma façon de réécrire peut-être, de ma tentative de traduire en une langue qui ne soit pas la langue mais ma langue, une langue étrangère dans la langue [1] ; Graal.

[1] la phrase de Proust : "les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère", dans Contre Sainte-Beuve.

Mots-clés

lecture   Camille de Toledo  
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