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Chien fascisme

mise en ligne : jeudi 8 août 2013

25 juillet 2013

Cette dame tient en laisse son petit garçon de trois ans et demi qui ne s’exprime que par aboiements, il s’est plié au désir que sa maman a, de posséder un chien, jusqu’à développer une pilosité extrême, de longs poils blanc sur tout le corps, jusqu’à faire pendre sa langue et se déplacer à quatre pattes.

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Chez Médiapart, cet interview inédit de Sartre, dont un passage qui m’intéresse particulièrement est malheureusement, pour moi au moins, sinon incompréhensible au moins imprécis, manquant d’impact ; la retranscription de sa parole impossible est à écouter dans l’article [1].

Voici une traduction, à ma manière.

Le fascisme ne peut se bâtir que sur la disparition de la personne, l’existence de celle-ci en tant que corps ayant des pensées personnelles et une situation personnelle, la remplaçant par un démocrate n’étant plus en contact avec le monde et les autres démocrates que dans des situations générales et auxquelles chaque répond par une pensée générale.

En utilisant le "démocrate" de Massera et Arlix

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Snacking, fooding, topping, on manque de mots sautillants en ing pour désigner ce qui est au frais derrière une vitre avec des couleurs d’ingrédients frais par catégorie, pour les choisir et composer soi-même sa salade. Salad bar ou pasta bar, chacun a sa formule et sa carte de fidélité, et si au bout du compte (un prix par catégorie, par couleur, par taille de bol) ta salade n’est pas bonne, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même puisque tu l’as composée toi-même.

[1] il s’agit de ce paragraphe : "Pour moi, le fascisme c’est l’État en tant qu’il n’est plus une forme d’action et d’administration universelle, un peu abstraite, qui laisse la vie des citoyens être ce qu’elle est, la vie privée être ce qu’elle est. C’est en réalité un nouvel État qui se projette dans la conscience de chaque citoyen de sorte que le citoyen lui-même est à l’intérieur de lui-même étatisé ; il est au dedans créé avec ses principes, sa manière de parler, sa manière de raisonner qui ne sont pas autre chose que celle que l’on appelle État. C’est une pensée qui n’est plus une pensée personnelle et qui est une pensée toujours impersonnelle et fondée sur des nécessités, ou du moins ce qu’ils croient être des nécessités ; donc je pense que le fascisme ça n’est pas l’apparition d’un État dictatorial, ça peut avoir d’autres formes aujourd’hui, mais c’est le fait que l’État est en lui-même et d’abord une structure de chaque individu devenu citoyen dès sa naissance, non pas citoyen au sens démocratique, mais citoyen au sens de soldat dans une armée.

Je pense donc que le fascisme s’il devait triompher transformerait chaque personne en un corps individuel et une pensée universelle de tous points de vue. La personne à proprement parler disparaîtrait. Et je pense que c’est ça qui est important, c’est que le fascisme ne peut se bâtir que sur la disparition de la personne comme son existence encore en tant que corps, mais sa disparition, comme ayant des pensées personnelles et une situation personnelle, et, au contraire n’étant plus que dans des situations générales et auxquelles elle répond par une pensée générale. Et dans les mouvements fascistes, il y a toujours un peu de cela, ils n’arrivent pas jusque-là, bien sûr, parce que en soi-même, ils sont en contradiction avec la nature individuelle et personnelle de l’homme. Quel que soit son rapport avec le social, l’homme est individu et personne d’abord. Donc un mouvement politique qui veut supprimer la personne comme gênante est un mouvement anti-humain, et par conséquent ne peut pas se maintenir ; le sort d’un fascisme est, tôt ou tard, de disparaître d’une façon ou d’une autre, parce que la personne niée par lui ou transformée en autre chose, en des signes, se reconstitue et au moment où elle se reconstitue, elle le fait par la destruction de l’État fasciste." — Médiapart

Mots-clés

enfance   ville   Paris   politique   Jean-Paul Sartre  
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