…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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il y a (13)

mise en ligne : mardi 3 décembre 2013

Il y a un fil
tendu dans la ville
entre la façade à travers laquelle on regarde
(c’est un souvenir que l’on recherche)
et le lieu visité la veille
et la parole réconfortante dite
et cette musique qui porte en elle
son comptant de larmes
inattendues
inespérées
de banalités qui résonnent
malgré tout
façonnent un monde d’échos
sur lesquels s’appuyer devient possible

Il y a au fond de la mémoire
des ascensions de montagnes
jamais gravies
(pas encore tout à fait)

où l’on devine l’ombres d’autres montagnes

le porche ouvert sur une cour intérieure
de pavés et d’arbustes
et de jouets abandonnés
tricycle en plastique, ballon dégonflé

une vigne grimpe sur un mur
contourne une fenêtre
s’arrête avant le toit
d’un trait net
(un cordeau retiré)

immeuble B
porte du rez-de-chaussée
une ligne de boîtes aux lettres
un palier, une porte entrouverte
un air qui s’échappe

il y a le sol de tomettes
qui en rappelle un autre
dont le souvenir s’efface
comme une marque d’eau

Mots-clés

ville   écrire le souvenir  
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