…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Rock et métaphore tropicale.

mise en ligne : vendredi 2 mai 2014

25 avril 2014

Il faut une métaphore géographique d’exploration tropicale au rock.

Chaque groupe, d’un album taille dans la jungle un passage déjà emprunté, pour aller un peu plus loin, ou taille un passage jamais emprunté et découvre. Chaque groupe vient de quelque part, le plus souvent de plusieurs chemins à la fois. Il est très rare qu’une nouvelle voie soit tracée dans un fourré inexploré. Cette voie inédite était plus probablement déjà un peu tracée, parfois d’un seul coup de machette par une seule chanson pas tout à fait à sa place dans un album, une voie pas toujours très visible, difficile à emprunter peut-être, c’est à dire difficile à emprunter pour nous qui écoutons en marchant là, casque sur les oreilles.

Ce genre de voie trop rare ne doit pas nous servir de guide unique, si nous voulons éviter la solitude et la dépression. C’est rester au bord du chemin en attendant qu’il se passe quelque chose. Il nous plaît de suivre une voie déjà connue et de découvrir ce qui s’y cachait et que nous ignorions, et qui mènera plus sûrement à cette voie secrète et nouvelle.

Il y a plusieurs styles d’explorations, d’avancées : réfléchies, érudites, inconscientes, calmes, énervées,…

Parfois certains pensent avancer là où l’exploration a déjà été menée. Ils taillent le déjà taillé, rendent le passage aussi lisse que le pavé d’une rue commerciale. Au même endroit d’autres creusent encore tellement sur place qu’ils finissent par s’enfoncer. Nous passerons dessus et les oublierons. Certaines voies mènent à des pièges, à des gouffres, dit-on.

Bien sûr au départ, car chacun imagine un point et une date de départ, beaucoup de voies nouvelles, inédites, furent percées presque simultanément. Peut-être moins ensuite. Et puis un peu moins. Peut-être le rock est-il logarithmique.

Le rock est une jungle et il ne faut pas s’arrêter de marcher si l’on ne veut pas crever, il faut avancer et tout détruire à coup de machette devant soi.

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Texte écrit suite à ceci, dans l’esprit de #500formulesdéfinitivessurlerock

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