…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Mille et 1

mise en ligne : mercredi 23 juillet 2014

12 juillet 2014

Réveillé par deux coqs et un jour sans rideau.

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Dans les Mille et une nuits, j’ai terminé l’histoire de Nûr ad-Dîn et Shams ad-Dîn, qui court sur trois générations et cinq nuits, et qui m’a tenu en haleine d’une façon finalement un peu exaspérante, et j’hésite à commencer la suivante, le "conte du tailleur, du bossu, du juif, de l’intendant et du chrétien", qui dure dix nuits : je m’attends à pire sur le plan du "j’en ai marre de lire, mais où ça va se recouper, et comment ça va se terminer, j’en peux plus de ne pas savoir, mais je veux savoir".

Les Mille et un nuits, ce n’est pas "la Marquise sortit à cinq heures", avec ce détail horaire et policier, inutile dans ces contes, ni comme l’avait transformé une stagiaire d’ateliers d’écriture auxquels je participais : "il ouvrit la porte et sortit", plus béhavioriste, c’est ici : "La Marquise se rendit immédiatement à Bassora, le voyage dura dix nuits après lesquelles elle fut reçu par le sultan en personne, qui lui tendit une enveloppe portant son nom, calligraphié avec un art, un goût et des fantaisies d’ornements qui ne lui était pas inconnus. Elle demanda à l’ouvrir sur le champ et le sultan le lui accorda ; mais l’aube venait reprendre Shahrâzâd, parler n’était plus permis : elle se tut". Ou plus simplement : "Le vizir raconta toute son histoire au sultan de Damas." Un vizir, puisque les histoires viennent du harem, racontée par des femmes, dont Shahrâzâd, mais sont à propos des hommes, qui parcourent le monde. Vision qu’Adèle Van Reeth a essayé de remettre en cause, suggérant que la vision des femmes que l’on rencontre dans les contes (manipulatrices, séductrices…) semblait plutôt masculine, mais en vain, deux jours de suite, face à deux spécialistes (hommes), récemment sur France Culture dans son émission Les nouveaux chemins de la connaissance. En fait on ne sait pas qui a écrit les contes, à "l’origine", transmis oralement dans les harems ; on ne sait de façon certaine que pour ceux qu’Antoine Galland a ajouté plus ou moins discrètement de sa plume en 1704, comme Ali Baba et les quarante voleurs.

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L’impression que plus le temps passe, plus j’écris et plus je prends du temps pour écrire, moins je peux faire d’autres choses comme réaliser des sites, pourtant seuls à pouvoir me faire vivre. Et si je ne peux plus avoir d’argent pour vivre, comment écrire ?

Et il y a le projet radio en cours, le "concept" va-t-il tenir la route ? Le projet sera-t-il autonome et libre ? Aurais-je assez de temps ? Est-ce que ce sera viable ? #àsuivre

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Après le match de ce soir, il ne me restera plus que la finale pour terminer la suite de mon texte sur le foot paru chez D-Fiction en 2012, Équation football.

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