…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Ateliers

mise en ligne : vendredi 15 août 2014

14 août 2014

Des "ateliers municipaux", près d’une "orangerie municipale", backoffice d’une ville, les camions circulent, un garage à l’odeur de pneu et de graisse.

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Pendant que l’organisation planifie les guerres, un budget marketing envoie des honnêtes gens à travers le monde lui servir de caution morale.

Humans of New-York est envoyé par l’ONU à travers le monde, et tweete, en voici un, et un autre.

Cela n’enlève rien au travail de HoNY, aux photos et aux textes, cela reste un travail passionnant, surprenant et, c’est bête à dire, tellement simplement humain, forcément, donc. Et si l’on regarde le site proprement dit, sans la bannière bleu clair, c’est parfait… mais voilà, la lecture politique est inévitable, la bannière est là, ce nouveau travail dont elle fait partie n’existe que par elle…

Enfin, je préférerais, moi, lui payer ses 25.000 miles, via un kickstarter, plutôt que ce soit l’ONU, et ses logos design de meilleur des mondes.

Et puis j’en connais qui ne prennent pas l’avion pour voyager, un vélo, un sac à dos, et les voilà partis, libres et indépendants. On a hâte d’en lire/voir plus.

Brandon Stanton, a déjà visité l’Iran, ici en décembre 2012.

 

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Une rue appelée René Char, géographiquement plus large qu’une avenue, mais étriquée de grandes surfaces commerciales, Halle aux chaussures, Flunch, Kiabi… et Cultura où le "top-vente" littérature nous accueille, après avoir franchi une ligne de sac à dos, Wonderbox et presse mots-croisés et people.

Une rue René Char en banlieue d’une agglomération de cent à deux cent mille habitants, sous des nuages bas poussés par le reste d’un cyclone atlantique, des parkings, des arbres jeunes, toujours jeunes, sur les parkings, je ne sais pas à quel âge on les arrache pour en planter de nouveaux, malingres, qui ne risquent pas de gêner les voitures. Ou si tous les parkings et leurs arbres sont toujours naturellement jeunes.

Voyager et, quelque part, découvrir, perdu, abandonné, oublié, un ancien parking, datant du début de l’Anthropocène [1], au sol de bitume craquelé, recouvert presqu’entièrement de végétation, planté d’arbres centenaires, forêt ayant colonisé les hangars en tôle gaufrée, les ronds-points, les amoncellements d’échangeurs routiers.

Extrait des photos suggérées par Google Image pour une recherche sur le site diafragm.net ; SebMénard, AnCé.T

[1] Anthropocène : nom récent désignant la période géologique, suivant l’holocène, où l’homme moderne modifie principalement la planète.

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