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Chollet, Mona. Beauté Fatale.

mise en ligne : dimanche 31 août 2014

[L’écrivaine et chroniqueuse américaine Peggy Orenstein] rappelle que, il y a un siècle encore, le code couleur pour les enfants de chaque sexe n’existait pas. Lorsqu’il a commencé à se mettre en place, de surcroît, le rose était considéré comme une couleur masculine – « une version pastel du rouge, la couleur associée à la force » – et le bleu, « associé à la Vierge Marie, à la constance et à la fidélité », comme une couleur féminine. La déferlante du rose girly ne date que du milieu des années 1980, lorsque « l’amplification des différences d’âge et de sexe devint une stratégie clé du marketing ciblant les enfants ». Poussant plus loin ses investigations, elle découvre que certaines catégories d’âge qui passent pour des stades de développement identifiés par les psychologues sont en fait de pures trouvailles marketing. C’est le cas du toddler, le « tout-petit » (entre un et trois ans), inventé par les fabricants de vêtements dans les années 1930, et, plus récemment, du tween, le préadolescent, qui a fait son apparition dans les années 1980. « Je n’aurais jamais pensé, en ayant une fille, que l’une de mes tâches les plus importantes serait d’empêcher la société de consommation de faire main basse sur son enfance », écrit Orenstein.

Mona Chollet. Beauté Fatale. Zones.

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Mona Chollet  
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