…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Halte

mise en ligne : lundi 8 septembre 2014

3 septembre 2014

Je publie ce journal éclaté — dont ce qui concerne Village me paraît, à relire, incompréhensible : en fait je veux y dire que je m’attendais soit à un refus, soit à un contrat, et je me retrouve avec une situation intermédiaire inédite à laquelle je ne m’attendais pas, et qui, me laissant et dans l’attente et dans le doute, est inconfortable ; mais c’est moi, et qu’importe, le texte existe après tout, c’est peut-être un fonctionnement normal et confidentiel, qui m’était jusqu’alors caché ? n’étant jamais passé par le pur-papier, n’ayant fait qu’un détour par du net-papier après le pur-net, donc on verra, oui, c’est ça — ça avancera, ça montera les étages, un manuscrit sur pattes qui grimpera un escalier tout neuf, c’est que sera normal, peut-être, je ne sais pas.

Est-ce que l’écriture en cours s’en ressent ? Non, j’avance de toute manière, à mon rythme, sur MF (nom de code façon TB).

Et dans le précédent, il n’est peut-être pas suffisamment clair que le nombre de lits d’hôpitaux est un indicateur ; si certains peuvent disparaître, malgré l’augmentation de la population, du fait des progrès de la médecine, de l’amélioration des soins (?), autant de disparitions sont l’effet d’une politique comptable dont, on le voit sur le schéma, les précurseurs libéraux sont, sans surprises, anglais et américains. Et puis les soignants, les directeurs d’hôpitaux, quand ils ont la parole, parlent de ces indispensables réformes.

Écrire, surtout ici est-ce se faire comprendre ? Est-ce une île, trois lettres, ici ? Mon île ? Qui aborde là, qui va là ? Halte ou pas halte ?

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Un peu de talent chez un écrivain ne vaut guère mieux qu’un peu de talent chez un chirurgien du cerveau.

pris chez Didier da Silva : Équivalence mortelle

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J’aime la limite des montagnes, avec leur pins derrière lesquels on ne devine rien que d’autres montagnes, avec d’autres pins, ou même rien du tout, une image de nuages permanent, de remous brumeux, bord extrême d’un jeu vidéo, fin du monde.

On arriverait là, on se garerait, on fermerait les portières à distance avec le porte-clé-télécommande, et puis on jetterait la clé, et le porte-clé, et la commande. Et on partirait, on marcherait dans les nuages.

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