…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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mise en ligne : vendredi 3 octobre 2014

2 octobre 2014

Ce que j’aime dans Cinéma de Tanguy Viel, c’est que son livre n’a pas les longueurs du film.

J’ai vu le remake de Sleuth par Kenneth Brannagh, et le jour où celui-ci mourra assassiné, et qu’on ne retrouvera jamais l’assassin, je remercierai secrètement Tanguy Viel.

Bien sûr, la version de Mankiewicz n’a aucune longueur inutile (je faisais de l’anti-Viel à la manière de Viel) et celle de Brannagh et Pinter a bien su retourner la situation dans la dernière séquence, faisant intervenir explicitement l’homosexualité, laissant en suspens l’issue après l’arrivée de la voiture de Maggy ; c’est presque génial mais ce ne sont que quinze minutes ; le tout amené grossièrement, après deux premiers actes inutiles, finalement ; avec un manque d’équilibre, des décors ratés, cet insupportable éclairage de talk-show, ces caméras de surveillance qui ne servent à rien dans le scénario, et j’arrête là ; un massacre.

Tanguy Viel :

Tout ce que vous faites à Sleuth, c’est à moi que vous le faites.

 

… y’a pas… photo…

 

*

Si Nicolas Sarkozy revient, est élu, je pense qu’il verrouillera tout ; il revient pour sauver ses fesses.

*

En hypocondriaque qui se respecte, je surveille attentivement l’évolution d’ebola à Dallas ; et constate qu’aux États-Unis, à l’hôpital, on laisse repartir un malade pour "infection virale bénigne" quand il revient d’Afrique de l’Ouest ; cela dit il aurait menti à la compagnie aérienne, alors peut-être aussi à l’hôpital ?
Bah.

*

Je m’étais amusé, en les regardant simultanément, à noter les différences qui font que le remake par Gus Van Sant, de la scène de la douche de Psychose, est raté.

Est-il possible de réussir le remake d’un chef d’œuvre ?

*

Chevillard, à la lettre L :

Et vous, donc, pourquoi n’écrivez-vous pas ? Vous l’êtes-vous parfois demandé ? Qu’est-ce qui vous retient d’écrire ? Comment justifiez-vous ce refus, ce renoncement, cet évitement, cette dérobade ? Savez-vous ce qui est réellement à l’œuvre là-dessous ? À quelles forces obéissez-vous ? Quelles sont vos raisons ? Quel est le secret honteux que vous gardez enfoui dans le silence ? Dites-moi ce qui, chaque jour à la même heure, devant la table et la feuille, vous empêche de vous asseoir pour écrire. Et dites-moi aussi ce qui, en tout lieu et à tout instant, de façon si impérieuse, vous persuade de ne rien noter dans le carnet qui se trouve pourtant dans votre poche, flétri par les pauvres tâches que vous lui confiez, d’agenda ou de répertoir. Je ne comprends pas. Expliquez-moi.
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