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Kouchner ou Spinoza

mise en ligne : jeudi 4 décembre 2014

30 novembre 2014

Je savais que les hommes politiques étaient loin des réalités quotidiennes, des conditions de vie de la population, et je découvre que le monde des idées leur est également étranger. Cela en partie parce que penser, c’est être dans le réel. Que reste-t-il de ces gens-là ? Ce sont des comptables. La bassesse du raisonnement de Bernard Kouchner, invité sur Les nouveaux chemins de la connaissance, qu’il plombe de moralisme, quand il parle de Poutine, de "ce qui passe en Ukraine", qui pour lui est la preuve suffisante pour dire que l’obstination ne vaut que si on lutte pour le bien, et pas pour le mal. Incapable qu’il est de remettre en question le côté où il se place, incapable de se mettre à la place des gens dont il dit qu’ils sont en servitude volontaire, ne se voyant pas lui, ou plutôt ses administrés, dans cette situation face à lui ou à ses semblables (collègues ministres, commissaires européens, vendeurs du libéralisme qui est "bon"), incapable de lire les chiffres de la dette Russe, infiniment plus faible que les dettes occidentales, battu également sur son propre terrain, par la même rhétorique du bien contre le mal que Poutine utilise et maîtrise à l’encontre de l’Union Européenne, aidé en cela, si je puis dire, par les actes de terrorisme semés dans Kiev par divers mercenaires (snipers, hooligans) soutenus (s’ils ne sont pas payés par l’UE ; saura-t-on jamais, dans nos médias nationaux ?) ; que reste-t-il d’humanité dans de tels personnages qui ne savent pas voir le monde, n’y vivent pas ? Ils ne vivent que pour eux, leur place ; même pas, leur image, voilà ce qu’il reste d’eux : une image de l’humanité possible, rien qu’une image, qui nous vend l’image d’une démocratie, d’une pensée, en somme, pour parler aussi simplement que Kouchner : un mensonge. Mais si c’était si simple, on ne les entendrait pas longtemps, lui comme les autres ne seraient pas plébiscités, par défaut, à chaque élection. Alors, de quoi s’agit-il ?

Je voudrais être pris au piège de la généralisation, de l’amalgame ; mais je ne suis malheureusement pas certain de me tromper…

*

Il y a ces 7 milliards de kilomètres en un peu plus de 10 ans, pour 1.4 milliards d’euros seulement [1].

Pas cher le kilomètre, 20 centimes, quand on voit le résultat, la connaissance acquise. De l’argent bien placé, un module d’une vieille technologie se pose avec précision, augmente notre savoir. Enfin, nous ne savons pas encore, il faut travailler encore un peu. Il a rebondit, le robot, et s’est posé de travers, d’une manière imprévue et malgré ça, à distance, il est possible de lui faire faire deux ou trois choses, des mouvements peut-être, et d’obtenir un résultat.

Alors le coût, faible de cette mission, comparé à d’autres dépenses de propagande

Je me demande si ça vaudrait le coup de déplacer l’ensemble des budgets de guerre de tous les pays sur un projet mondial commun de conquête spatiale.

Et puis il y a cette citation : "après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple."

[1] Source : ESA.

Mots-clés

politique   philosophie  
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