…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Murs nus.

mise en ligne : samedi 27 décembre 2014

21 décembre 2014

J’ai vu des maisons sans livres, aux murs nus, l’écho des rires ne suffisait pas à peupler l’idée d’un autre jour possible. J’ai cru mon corps rebondir contre la baie vitrée ouverte sur ce qu’ils appelaient "la ville", et retomber à l’intérieur, s’écraser contre un mur sans rien, encore un autre plan vertical impeccable. Et rien ne s’écroulait de cet intérieur, rien que moi effondré dans le canapé trop grand, conçu pour quels corps immenses ?

*

Je lis Benoît Jeantet, qui publie Nos guerres indiennes chez Publie.net.

Il faut que je me hâte. Par ici la nuit enseigne aux forêts à dire « je ne sais pas ». On les a faites ainsi les forêts par chez moi. Juste avant, une fille avait ressorti sa plus belle théière. Ses fesses étaient arrondies comme une poire. Et son regard tissait des toiles encore plus complexes que les araignées. C’était joli. Surtout la façon qu’elle avait de faire réchauffer le thé. De déposer la théière à voix basse sur le feu.

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