…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Roussos philosophie

mise en ligne : jeudi 29 janvier 2015

27 janvier 2014

Un soir doux comme un coucher de lampadaires sur une station électrique.

*

Entendu dans Les nouveaux chemins de la connaissance [1], qu’il existe environ 400 limitations à la liberté d’expression en France, la démocratie la plus répressive au monde sur ce plan, et que les mots "liberté d’expression", concernent en réalité, strictement et juridiquement, les limitations à la liberté d’expression, et cela dans l’espace public et dans l’espace privé. Quand on entend parler de "liberté d’expression", ce dont il est question, c’est en fait de ce qui encadre la parole, la délimite.

L’Europe a interdit la guerre, Elias, puis elle a interdit la mort.

Autre chose entendu dans cette émission, c’est que les totalitarismes aiment arrêter le temps de l’Histoire, car ils se voient comme un nouvel ordre qui est un aboutissement, à la fois le tout et la fin. La fin des temps est un enjeu de pouvoir, et un totalitarisme ne saurait s’avouer soumis au processus historique, il le réfute donc en décrétant la Fin de l’Histoire. Or, n’est-ce pas une théorie néo-libérale que "la Fin de l’Histoire" de Fukuyama ? On connaît T.I.N.A. aussi, there is no alternative, je ressasse toujours les mêmes banalités. Me paraît si clair, ce besoin de détruire toutes les institutions actuelles, que j’attends que ça viennet et … et quoi, à la place ?

Je cherche en vain les mots pour qualifier le totalitarisme où nous sommes, accepté, promu, voté, parce qu’il n’y a pas mieux, sinon c’est la guerre, ou pire, etc. Un totalitarisme vivable, pour le plus grand nombre, ou pour un nombre suffisant. Un totalitarisme qui appauvrit, plonge dans la misère, tue plutôt indirectement ici, et plutôt directement ailleurs, mais c’est le système, seul et unique et c’est dit. Comment mesurer pour savoir quand ça va craquer ? Et quoi, à la place, encore une fois, qu’est-ce que j’en ai à faire, moi, de tout ça, tandis que je survis sans difficulté notable ?

J’écris ça comme si je parlais d’un livre, le résumant, un livre qui n’existe pas et que mes phrases à l’emporte-pièce d’ici suffisent à résumer sans besoin de l’écrire.

Tu aurais dû voir, Elias, les dîners de la fin du siècle, la façon dont on cherchait, par tous les moyens, le frisson de la guerre.

*

Ce que la télévision française m’a appris, enfant, sur Demis Roussos, et qui me revient aujourd’hui alors que j’apprends sa mort, sont quelques blagues racistes et grossophobes.

Ce qui comptait n’était pas de juger la musique ni même de seulement l’écouter, mais d’avoir une opinion, et, moins que ça pour commencer, un préjugé. De fait je ne sais rien d’autre sur ce "chanteur et bassiste" né en 1946.

*

En écoutant cette Fabrique de l’Histoire, je me disais qu’il n’y a pas que l’école et sa cour, la République et ses rêves de valeurs, il y a TF1, qui est plus regardée que l’urne du bureau de vote et que le pique et la fourche . L’identité nationale c’est TF1.

 

L’Europe excelle dans l’art de se racheter après les catastrophes. [2]

 

1 Message

  • Roussos philosophie 4 février 2015 16:47, par jérôme

    « Nous vivons à présent dans une nation où les médecins détruisent la santé, où les avocats détruisent la justice, où les universités détruisent le savoir, où les gouvernements détruisent la liberté, où la presse détruit l’information, où la religion détruit la morale, et où nos banques détruisent l’économie ». Chris Hedges (qui appelle ça "totalitarisme inversé" ).

    Voir en ligne : http://tempscontraires.com/

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