…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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Esclave des machines

mise en ligne : vendredi 20 février 2015

18 février 2015

Je déteste la sensation de travailler pour les machines en parlant à mon téléphone et en corrigeant sa synthèse vocale. Il faut une connexion, je parle, il y a un aller-retour serveur, le texte s’affiche, puis chaque syntagme est souligné, je peux rectifier en choisissant autre chose dans une liste, je suppose que c’est ensuite centralisé, avec les rectifications de tous les utilisateurs, pour améliorer l’algorithme. C’est là le système de Google je ne sais pas comment fonctionne celui d’Apple, qui transforme moins bien la voix en texte. Je travaille pour ces machines gratuitement, pas vraiment pour ces machines bien sûr, mais pour leurs propriétaires, pour Google, qui, on le sait investit depuis quelques années dans la robotique et l’intelligence artificielle. Mais quel confort de pouvoir dicter son texto, son mail, un texte dit au dictaphone. Quel confort, n’est-pas ? Quel confort ce sera de discuter avec des robots, tout neuf, parfaitement fonctionnels, nous aurons contribuer à fabriquer leur cerveau avec nos voix et nos saisies de texte [1] et, ce jour-là, quel nouveau travail fournirons-nous à Google ?

La vie des machines n’est cependant pas tous les jours facile.

*

Le détail des manches de Raiponce, quand elle sort pour la première fois de la tour, au moment d’hésiter à toucher le sol, ses manches légèrement froissées, mais à peine.

Sans doute le seul, ou un des rares, Disney à avoir autant de silences importants, je veux dire de moments où, à la place d’un dialogue explicatif, la mise en scène suffit, y compris me semble pour des enfants, même si ça peut paraître appuyé, ce que je ne connaissais qu’à Miyazaki, où ce n’est pas appuyé ; Arrietty, surtout.

Le cordage relient les deux films, de nuit pour Arrietty.

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