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Silence, on simplifie. (Clichy)

mise en ligne : lundi 9 mars 2015

1er mars

À Clichy.

Source Le Monde : L’exposition « Femina », au Pavillon Vendôme de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), n’aura duré qu’une semaine. Le retrait de l’installation Silence, de Zoulikha Bouabdellah, à la suite de menaces adressées à la mairie de Clichy par une association musulmane, lui a été fatal. Après la révélation dans la presse de cette censure, il a été question que la pièce soit rétablie, avant que l’artiste ne publie, dans la nuit du 28 au 29 janvier, le communiqué dans lequel elle déclarait « définitif » le retrait de Silence et l’expliquait par « l’absence de réponses claires de la municipalité de Clichy-la-Garenne quant aux modalités de réintégration de l’installation  » en matière de sécurité et de dialogue avec le public.

On remarquera la version simplifiée à l’outrance du Monde, qui transforme les menaces relayées qui avertissent la mairie en "menaces adressées à la mairie de Clichy par une association musulmane" ; puisque :

Source Libé : Zoulikha Bouabdellah avait fait savoir jeudi dernier, sur son compte Facebook, que sa décision de retirer Silence de l’exposition était « définitive ». Rappelons que Silence consiste en une installation de 28 tapis de prières, troués en leur milieu. Dans ce trou sont posés 28 paires d’escarpins dorés, une manière pour l’artiste d’interroger la place des femmes dans la religion.

Hors de question toutefois pour Zoulikha Bouabdellah d’accuser la Fédération des associations musulmanes de Clichy, qui avait averti la mairie le 16 janvier de possibles incidents en cas d’installation de l’œuvre : « Ma décision n’est pas motivée par la peur et elle n’est en aucun cas dirigée contre la Fédération des associations musulmanes de Clichy, qui a semble-t-il fait son travail en alertant la mairie de la possible survenue d’incidents liés à la présentation de l’installation. »

En fait, comme c’était déjà le cas au début de la semaine dernière, les principaux reproches vont au maire (PS), Gilles Catoire, accusé d’avoir laissé la situation pourrir. Dans un communiqué publié le 27 janvier, celui-ci s’était d’abord détaché de toute responsabilité en expliquant ne pas intervenir sur la politique des établissements culturels de la ville. Mais lui seul pouvait accéder à la demande des commissaires et de Bouabdellah, qui demandaient un dispositif de sécurité pour protéger l’œuvre.

Enfin, passant dans Clichy, j’ai compris en voyant ça :

Silence, on simplifie.

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