…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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nuit, 43

mise en ligne : mercredi 17 juin 2015

La nuit est un peu l’horizon des événements du jour [1]. La nuit, le temps s’arrête. Il n’est plus celui du jour, ce temps-là ne s’écoule plus. Il prend une forme insolite, étire l’espace et un autre temps vient, celui de la nuit, et le monde devient inconnu de l’être humain. Nous vivons à plat tout le jour, écrasé de pluie et de soleil, dans les cadres, dans les normes. Et la nuit, nous nous redressons, la tête passe dans ce monde-là, dimension supérieure, rêve, folie — certains n’en reviennent pas, comme s’ils ne se réveillaient jamais, leurs jours deviennent une nuit sans fin, fantômes et délires — lieux pour lesquels nous ne sommes pas faits. C’est de peur que nous nous allongeons, mais le sommeil est précisément ce monde, une autre phase de ce monde ; les songes, leur langage nocturne que le jour ne traduira jamais.

[1] cette limite aux abords d’un trou noir où le temps s’arrête. Comment se représenter cet endroit, le sens que ça a ? Le temps ne s’écoule plus et devient, hors de notre monde 3D, une nouvelle dimension spatiale, dans un monde où un autre temps s’écoule — comme le monde 2D d’une feuille de papier dans lequel une perforeuse 3D crée un "trou noir" : disque 2D. Plus rien de ce monde plat ne peut passer par là, sauf à gagner une dimension d’espace par le sacrifice de celle de temps, c’est à dire en oubliant tout, ne pouvant emporter les images de l’Univers que la lumière avait pris soin de diffuser dans toutes les directions, et que le temps se contentait de transporter depuis des milliards d’années ; arrivé près du trou noir, tout s’arrête, tout s’oublie, pour gagner cette direction supplémentaire qui depuis le monde 2D, vers notre monde, s’appellerait "haut", et qui n’a pas, pour nous vers le monde 4D, de nom

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Mots-clés

nuit   paradoxe   rêve  
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