…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

AVERTISSEMENT :
Ce texte a été publié il y a longtemps, par conséquent, il commence à s'effacer. Les textes de plus de quatre ans sont presque illisibles. Prenez garde.
Voir la page vernis numérique pour en savoir plus sur cette patine numérique.

nuit, 44

mise en ligne : jeudi 18 juin 2015

Ce qui brise le silence de la nuit, ici, rien qu’un scooter perdu, une portière qui claque, une voiture qui fait marche arrière un peu trop vite, rien. Jamais un coup de feu, une sirène de police ou d’alerte civile, l’annonce d’un missile ou le missile lui-même, ici rien. Aucune explosion, aucun effondrement, aucun éboulement, glissement de terrain, chute de pierre, d’arbre, rien. Toujours l’électricité et l’eau coulent, toujours le temps passe et l’air circule. Rien, sauf, parfois, une chute d’homme. Les affrontements sont silencieux, ici, à l’intérieur des hommes. Car tout tient debout ici, sauf parfois, un homme qui tombe. Il ne fait pas de bruit, ne perturbe pas le silence de la nuit, ne se plaint pas, n’émet aucune volonté dernière : il tombe et s’éteint. C’est simple, assez rapide, souvent intérieure, cette manière qu’il a de se faire oublier en parvenant à faire oublier cela aussi.

Vous pouvez commander les Nuits, dans une version manuscrite par l'auteur, et expédiée par la poste.

Cliquez ici pour commander cette Nuit et en savoir plus.

Mots-clés

nuit   ville   guerre  
Vous pouvez soutenir mon écriture en achetant un livre, en commandant une Nuit écrite à la main pour vous, en devenant abonné.e à partir de 1 €/mois via Tipee, vous pouvez aussi