…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

AVERTISSEMENT :
Ce texte a été publié il y a longtemps, par conséquent, il commence à s'effacer. Les textes de plus de quatre ans sont presque illisibles. Prenez garde.
Voir la page vernis numérique pour en savoir plus sur cette patine numérique.

nuit, 56

mise en ligne : vendredi 14 août 2015

Route noire comme un fleuve reflétant la nuit, fatigue à 130 km/h et la douceur de s’imaginer s’endormir, le cotonneux sentiment que toute douleur finira, qu’une plénitude, comme celle de rouler seul sur une autoroute de nuit viendra, que la sortie de route sera comme de rouler sur le côté dans son lit pour trouver enfin la position du sommeil ; comment une telle situation de danger peut-elle engendrer des sensations si molles ? Se frotter les yeux et tenir plus fort volant, guetter la prochaine aire de repos, se dire que l’évolution n’a pas prévu ce cas, la folie de ce déplacement dangereux dans un habitacle chaud et vibrant, un ventre lancé à 36 mètres par seconde où s’endormir enfin : c’est un fragment infime de la folie de ceux qui avaient comme forces la foudre et le vent, les marées et le soleil, la gravité et l’électromagnétisme, toutes littéralement à portée de main, et qui ont été chercher la fission de l’atome.

Vous pouvez commander les Nuits, dans une version manuscrite par l'auteur, et expédiée par la poste.

Cliquez ici pour commander cette Nuit et en savoir plus.

Vous pouvez soutenir mon écriture en achetant un livre, en commandant une Nuit écrite à la main pour vous, en devenant abonné.e à partir de 1 €/mois via Tipee, vous pouvez aussi