…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

AVERTISSEMENT :
Ce texte a été publié il y a longtemps, par conséquent, il commence à s'effacer. Les textes de plus de quatre ans sont presque illisibles. Prenez garde.
Voir la page vernis numérique pour en savoir plus sur cette patine numérique.

La folie gouverne

mise en ligne : vendredi 4 septembre 2015

28 août 2015

Lydie Salvayre parle de paranoïa pour les politiques, qui projettent des liens entre les événements du monde, en y croyant dur comme fer, comme le paranoïaque persuadé que son voisin l’épie, veut le tuer, et de toutes les preuves qu’on pourra lui apporter, aucune ne le convaincra. Les politiques sont pareils, avec leurs idées arrêtées, leurs visions sûres, leurs solutions toutes trouvées, leurs "programmes", leurs "réformes" (indispensables), etc.

Il y a danger à laisser nos gouvernements aux mains de fous. S’ils ne croient pas en ce qu’ils font, ils ne sont pas si fous, pas comme ça ; mais s’ils y croient, ils ont leur place à l’asile, à côté des autres fous, et d’autant plus car ils sont dangereux, avec ce pouvoir qu’ils emploient, pour la communauté entière. Et si l’on pratiquait une expertise psychiatrique sur nos dirigeants ? Combien se verraient retirer leur mandat, rendus inéligibles à vie ?

*

Ce qui est sûr, c’est que les touristes aisés ne veulent plus voir la misère.
Plus du tout. Car la misère les attaque.
La misère a ceci d’ennuyeux qu’elle attaque ceux qui la voient.
La misère est méchante. Très.

*

Extraits de : Les belles âmes, Lydie Salvayre. Seuil, 2001.

Vous pouvez soutenir mon écriture en achetant un livre, en commandant une Nuit écrite à la main pour vous, en devenant abonné.e à partir de 1 €/mois via Tipee, vous pouvez aussi