…atelier ouvert de Joachim Séné, écriture…

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nuit, 61

mise en ligne : mardi 8 septembre 2015

Nuit lourde quand le corps se colle au matelas, enfoncé qu’il est impossible de se lever, de s’en dissocier, sommes devenus matelas. A-t-on jamais vu un matelas se lever, s’étirer et se rendre à la salle de bain pour se laver, se brosser les dents, se raser ? Jamais. Aucun matelas croisé le matin sur le trottoir, dans le bus, le métro ou au volant, jamais vu non plus un matelas se pencher au-dessus d’un clavier pour taper des lignes de code, ou un matelas répondre au téléphone ou appeler pour une enquête, aucun matelas ne vend aucune paire de chaussures, les matelas ne servent pas le café ni le croissant, les matelas ne servent qu’à se coucher, à dormir, faire l’amour, lire, rêver, être malade ou crever, les matelas se posent ici ou là, reçoivent tout l’abandon du monde et, pourtant… oui, certaines nuits, des nuits épaisses comme celle-ci, ces matelas qui refusent de rendre le corps, l’ingèrent, s’alourdissent… et alors, malgré tout, ne se lèvent-ils pas ?

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Mots-clés

corps   nuit   travail  
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